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    February 06

    Quand l'imaginaire se mélange au réél

    06/02/08
     
    Le bois magique
     
         Aujourd'hui, (après avoir élaboré un changement quelconque) je suis sorti promener ma boule de poil dans le bois près de chez moi.
    Cela faisait des mois que je n'y avais pas été. Des arbres, le chant des oiseaux, tout y est rassemblé pour un repos bien mérité. Plus je descendais dans le bois, plus je me laissais aller. Je me mettais à chanter tandis que boule de poil préférait sentir et compter les touffes d'herbes. Arrivais en bas de la descente,  je passais un virage et pris une route. sur ma droite. Mais la waf n'avait pas suivi. Elle était là, figé sur place et regardait derriere nous. Je revins sur mes pas et me mis à regarder dans la même direction . Quatre coureurs étaient en train de descendre la pente exigue du bois. Je mis la laisse à ma doudoune et nous continuâme notre chemin. On traversa le premier pont, et on s'arrêta un petit moment pour laisser passer les quatres individus.
    Puis on repris notre marche et je me mis à chanter un air qui me trotter dans la tête pendant que la waf sniffer, pisser et courrais pour me rattraper.
       Un autre obstacle arriva soudain. Il s'agissait d'un gros wouf avec les oreilles pointues qui allait surement bouffer petite waf. Je mis donc la laisse à waf et vit que le wouf était accompagné d'un maitre qui fit de même. Tout se passa bien finalement et on continua notre marche.
        Je chantais de plus en plus fort, je testais même mon air sur chant d'opéra quand là, soudainement, un homme sortit des buissons. Un type jeune, une vingtcinqtaine d'année portant un casque de moto dans sa main. Que faisait-il là ? J'en sais trop rien mais j'avais la honte de ma vie ! En sortant des buissons comme un espion, il avait surpris mon chant lyrique >.<  Je repris donc ma marche la queue entre les jambes (ne voyait pas ici la conotation sexuelle car ce texte est très sérieux !)
        J'arrivais enfin au deuxième pont ! Le plus beau et le plus poétique. Il me semblait quand même qu'il avait pris un petit coup de vieux mais il restait poétique à sa façon. On pouvait y voir des noms gravés dans les raynures du bois. Du style machin love truc forever ! Je restais sur le pont un instant pour écouter le calme tandis que boule de poil continuais de tracer sa route. Je la rejoignis finalement au bout de cinq minutes las de rester sur le pont ^^ .
       On marchais encore et toujours lorsque doudou pris un chemin montant tandis que je suivais le chemin principal. Vu que les chemins étaient parallèles doudou me suivait un à deux mètres plus haut. Enfin bref je la surveillait des yeux lorsque je vis un chemin pour la rejoindre. Je grimpais donc ces un mètre et demi et tombait nez à nez avec un truc bizarre. Je regardais le machin plus intensément et vis qu'il s'agissait en fait d'une souche d'arbre avec une sorte de cochon sanglier allonger à ses pieds. Doudou s'en ficha complétement et passa devant comme si de rien n'était. J'espérais que la bête était endormi et fit de même.
       On continua notre route jusqu'à ce que celle ci redescende vers la première. Là je vis un truc tout aussi étonnant. Une femme arrivait dans l'autre sens avec son gamin et une poussette avec un autre gamin. Quoi de plus intéressant de se dire le matin: Et si j'allais dans le bois très caillouteux et très instable avec mes gamins et la poussette ! Enfin bref je continuais la route mais je dus faire face à mes pensées. C'était quoi le gros machin là bas ? un sanglier ou un cochon ? Est-ce qu'il est mort ? Est-ce que je peux l'envoyer chez un véto ? Ou dois-je continuer ma route ?  Après deux minutes de réflexion j'en pouvais déjà plus et je fis demi tour. Je retournais voir le gros machin ! En fait il s'agissait d'un sanglier. Je ne voyais aucune blessure mais j'avais l'intime conviction que le pauvre être c'était pris une balle par un chasseur. A rester le regarder j'entendais sa respiration douloureuse. Je n'osais le bouger ni même le toucher de peur d'être attaqué ou que quelque chose d'inadéquate se produise (sa m'arrive déjà assez souvent comme ça !). Je lui parlais un petit instant tel l'ange funeste pardonnant ces péchés et lui dis qu'on se retrouverais de l'autre côté. Je repris encore une fois ma marche.
        Un peu plus bas je vis l'homme du buisson passer avec son casque de moto toujours à la main. Il ne semblait pas là pour le sanglier mais je ne savais pas du tout ce qu'il foutait là. Le temps s'écoulait et je sortis enfin du bois. Je me demandais déjà quel chemin j'allais prendre au prochain carrefour pour rentrer. C'est alors que le destin m'envoya un courreur. Il sortit du bois par un autre côté, continua sa route et tourna sur la gauche. Ducoup je fis de même mais je n'y vis rien d'intéressant à part plus de gens que nécessaire. Au moins une dizaine en moins de trois minutes sachant que presque personne circule dans ce quartier.  Au final j'arrivais enfin à destination. Je passais la porte avec doudoune et la prochaine étape fut juste de poser nos petites fesses pour récupérer.
     
     
    FIN
     
    A la mémoire d'un sanglier qui j'espere n'a pas trop souffert et à la mémoire du fantastique qui a su me montrer qu'il pouvait parfois être réél.